The Descendants: la nouvelle démonstration d’équilibre d’Alexander Payne
Hawaii. Un mot synonyme d’exotisme, de soleil, de vagues et de détente. Du moins, c’est l’image que l’on s’en fait.
Après « About Schmidt » et « Sideways », Alexander Payne nous surprend avec une nouvelle histoire de relations humaines. La formule pourtant est toujours la même ; une relation défectueuse, un héros qui n’arrive pas à communiquer avec ses plus proches, une quête à la fois relationnelle et existentielle, traversant un paysage souvent inhabituel. Le but ultime : la réconciliation.
Mais ce n’est pas uniquement un bon scénario avec de bons dialogues ou une bonne direction d’acteurs qui font que les films d’Alexander Payne retiennent notre attention. C’est sa capacité d’adapter ses histoires dans un lieu qui renforce le décalage entre l’état de ses personnages et le voyage qu’ils entreprennent. Un détail qui finalement fait toute la différence.
Tout comme dans Sideways, le voyage de Jack et Miles situé sur la route des vins des vignerons californiens est ce qui en fait tout son intérêt, dans The Descendants, c’est le fait que toute l’histoire se déroule à Hawaii. Matt King nous l’annonce d’emblée dès les premières secondes du film : tout le monde pense que Hawaii est un paradis, mais c’est un endroit comme un autre, avec des gens normaux ; en d’autres mots, des problèmes. La preuve ? Sa femme Elizabeth dans le coma suite à un accident de bateau, Scottie et Alexandra, ses deux filles ingérables, et l’élément déclencheur de la quête: la liaison jusqu’alors cachée d’Elizabeth.
Elizabeth, un personnage inconscient qui ne se réveille jamais de son coma, mais dont la présence et les actions passées servent de force motrice durant tout le film pour que Matt King se réconcilie avec ses filles, sa vie, et ses origines.
En équilibrant à la fois drames existentiels et situations légères, Alexander Payne nous livre un film humain, drôle et touchant, comme lui seul y parvient.
The Descendants: Alexander Payne’s new demonstration of balance
Hawaii. A word synonym of exoticism, sun, waves and leisure. Or at least, that is the idea we make of it.
After « About Schmidt » and « Sideways », Alexander Payne surprises us with a new story on human relationships. The formula is still the same ; a disfunctional relationship, a hero unable to communicate with his close ones, a quest both relational and existential, crossing through an unusual landscape. The ultimate goal : reconciliation.
But a good script with good dialogues or good actors are not what Alexander Payne’s movie draw our attention. It is his capacity of adapting stories in an environment tha reinforces the contrast between his characters’ state and the journey they overtake. A detail that makes all the difference.
Just like in « Sideways », Jack and Miles’ trip set in the wine valleys of California is what makes it interesting, in « The Descendants », it is the fact that the entire story takes place in Hawaii. Matt King announces it during the first seconds of the movie : everyone thinks Hawaii is paradise, but it’s like any place else, with regular people : in other words, problems. And to prove it ? His wife Elizabeth is in a coma after a boat accident, Scottie and Alexandra, his two daugters, are out of control, and the trigger of the quest : Elizabeth’s hidden affair.
Elizabeth, an unconscious character who never wakes up from her coma, but whos presence and past actions are the driving force throughout the movie for Matt King to reconcile with his daughters, his life, and his origins.
By balancing both existential dramas and light situations, Alexander Payne delivers us a humain film, fun and touching, like only he is able to do.

